Note 138 — LIVRE PREMIER CELTES.—IBÈRES.—ROMAINS (continued 2)
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En attendant le jour de sa résurrection, elle chante et pleure cette grande race[138]. Ses chants sont pleins de larmes, comme ceux des Juifs aux fleuves de Babylone. Le peu de fragments ossianiques qui sont réellement antiques portent ce caractère de mélancolie. Nos Bretons, moins malheureux, sont dans leur langage pleins de paroles tristes; ils sympathisent avec la nuit, avec la mort: «Je ne dors jamais, dit leur proverbe, que je ne meure de mort amère.» Et à celui qui passe sur une tombe: «Retirez-vous de dessus mon trépassé!» «La terre, disent-ils encore, est trop vieille pour produire.»