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Histoire de France (Volume 1/19)

Note 111 — LIVRE PREMIER CELTES.—IBÈRES.—ROMAINS (continued 2)

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Un caractère remarquable de ces langues, c'est leur frappante analogie avec les langues latine et grecque. Le premier vers de l'Énéide, le fiat lux en latin et en grec, se trouvent être presque gallois et irlandais[111]. On serait tenté d'expliquer ces analogies par l'influence ecclésiastique, si elles ne portaient que sur les mots scientifiques ou relatifs au culte; mais vous les rencontrez également[112] dans ceux qui se rapportent aux affections intimes ou aux circonstances de l'existence locale. On les retrouve en même temps chez des peuples qui ont éprouvé fort inégalement l'influence des vainqueurs et celle de l'Église, dans des pays à peu près sans communication et placés dans des situations géographiques et politiques très-diverses, par exemple, chez nos Bretons continentaux et chez les Irlandais insulaires.

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