Note 321 — LIVRE IV
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On vit, dès l'an 1124, combien le roi de France était devenu puissant. L'empereur Henri V, excommunié au concile de Reims, gardait rancune aux évêques et au roi. Son gendre, Henri Beauclerc, l'engageait d'ailleurs à envahir la France. L'empereur en voulait, dit-on, à la ville de Reims. À l'instant toutes les milices s'armèrent[321]. Les grands seigneurs envoyèrent leurs hommes. Le duc de Bourgogne, le comte de Nevers, celui de Vermandois, le comte même de Champagne, qui faisait alors la guerre à Louis-le-Gros en faveur du roi normand, les comtes de Flandre, de Bretagne, d'Aquitaine, d'Anjou, accoururent contre les Allemands, qui n'osèrent pas avancer. Cette unanimité de la France du Nord, sous Louis-le-Gros, contre l'Allemagne semblait annoncer, un siècle d'avance, la victoire de Bouvines, comme son expédition en Auvergne fait déjà penser à la conquête du Midi au treizième siècle.