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Histoire de France - Moyen Âge; (Vol. 2 / 10)

Note 519 — LIVRE IV (continued 2)

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Tout ce sang eût été versé en vain, si quelqu'un ne s'était chargé de perpétuer la croisade, de veiller en armes sur les cadavres et les cendres. Mais qui pouvait accepter cette rude tâche, consentir à hériter des victimes, s'établir dans leurs maisons désertes et vêtir leur chemise sanglante? Le duc de Bourgogne n'en voulut pas: «Il me semble, dit-il, que nous avons fait bien assez de mal au vicomte, sans lui prendre son héritage.» Les comtes de Nevers et de Saint-Pol en dirent autant. Simon de Montfort accepta, après s'être fait un peu prier. Le vicomte de Béziers, qui était entre ses mains, mourut bientôt, tout à fait à propos pour Montfort[519]. Il ne lui resta plus qu'à se faire confirmer par le pape le don des légats; il mit sur chaque maison un tribut de trois deniers au profit de l'Église de Rome.

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