Note 662 — LIVRE IV (continued 2)
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À la Pentecôte, des pigeons blancs étaient lâchés dans l'église parmi des langues de feu; les fleurs pleuvaient, les galeries intérieures étaient illuminées[662]. À d'autres fêtes, l'illumination était au dehors[663]. Qu'on se représente l'effet des lumières sur ces prodigieux monuments, lorsque le clergé, circulant par les rampes aériennes, animait de ses processions fantastiques les masses ténébreuses, passant et repassant le long des balustrades, sous ces ponts dentelés, avec les riches costumes, les cierges et les chants; lorsque la lumière et la voix tournaient de cercle en cercle, et qu'en bas, dans l'ombre, répondait l'océan du peuple. C'était là pour ce temps le vrai drame, le vrai mystère, la représentation du voyage de l'humanité à travers les trois mondes, cette intuition sublime que Dante reçut de la réalité passagère pour la fixer et l'éterniser dans la Divina Commedia.