Note 391 — LIVRE IV
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Jusque-là cette formidable pensée de l'égalité ne s'était pas nettement produite. On nous dit bien que dès avant l'an mil les paysans de la Normandie s'étaient ameutés; mais cette tentative fut réprimée sans peine. Quelques cavaliers coururent les campagnes, dispersèrent les vilains, leur coupèrent les pieds et les mains; il n'en fut plus parlé[391]. Les paysans, en général, étaient trop isolés. Leurs jacqueries devaient échouer dans tout le moyen âge. Ils étaient aussi, malheureusement il faut le dire, trop dégradés par l'esclavage, trop brutes, trop effarouchés par l'excès de leurs maux: leur victoire eût été celle de la barbarie.