Note 337 — LIVRE IV
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Ainsi la royauté se constitua, et l'Église à côté: une Église forte et politique, comme celle que Charlemagne avait fondée en Saxe pour discipliner les anciens Saxons. Nulle part le clergé n'eût si forte part; aujourd'hui encore le revenu de l'Église anglicane surpasse à lui seul ceux de toutes les Églises du monde mis ensemble. Cette Église eut son unité dans l'archevêque de Kenterbury. Ce fut comme une espèce de patriarche ou de pape, qui ne tint pas toujours compte des ordres de celui de Rome, et qui, d'autre part, s'interposa souvent entre le roi et le peuple, quelquefois même au profit des Saxons, des vaincus[337]. «L'archevêque Lanfranc, conseiller et confesseur de Guillaume, animé et armé de la faveur du pape et de celle du roi, attaqua, écrasa les prélats et les grands qui se montraient rebelles à l'autorité royale[338].» C'est lui qui gouvernait l'Angleterre, lorsque Guillaume passait sur le continent.