Note 179 — LIVRE XII
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Le jugement suprême de la Flandre orientale résidait en effet dans l'échevinage de Gand. Les villes voisines, qui elles-mêmes étaient des capitales, des tribunaux supérieurs (la seule Alost pour cent soixante-dix cantons, deux principautés, une foule de baronnies[179]), étaient obligées d'y ressortir. Courtrai et Oudenarde, si grandes et si fortes, Alost et Dendermonde[180], fiefs d'Empire, libres alleux ou fiefs du soleil[181], n'en étaient pas moins forcées d'aller défendre leurs appels à Gand, de répondre à la loi de Gand, de reconnaître en elle un juge, et ce juge n'était que trop souvent, comme dit la vieille formule allemande, un lion courroucé[182].