Note 129 — LIVRE XI
Reading edition
En cela, fort innocemment, il embarrassa ses ennemis. On sait que dans la subtile théorie de la loi anglaise le roi est parfait, qu'il ne peut ni mourir ni se tromper[129], ni oublier, ni être en démence[130]. Il fallait donc obtenir de lui un mot contre lui, tout au moins un signe[131] par lequel il semblerait approuver la création d'un régent, et la nomination d'un primat. Chez ce peuple formaliste, il n'y avait pas moyen de passer outre; si le roi ne faisait entendre sa volonté, il n'y avait point de gouvernement civil ni ecclésiastique, point de magistrat ni d'évêque, point de paix du roi ni de Dieu; il n'y avait plus l'État, l'Angleterre était morte légalement.