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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Nouvelles réclamations du kha-kan, nouvelles explications hautaines de part et d'autre. Baïan soutint que les Romains n'avaient pas le droit de mettre le pied sur la rive gauche du Danube, qui lui appartenait en totalité, qui était sa province à lui67. Priscus, rentré sur ces entrefaites dans son commandement, n'accueillit pas sans une violente colère cette nouvelle prétention, plus insolente encore que les autres. «Et depuis quand, s'écria-t-il tout hors de lui, depuis quand un fugitif68, reçu par grâce chez nous, ose-t-il fixer les limites de notre empire?» Ce mot blessa Baïan au cœur. Il s'approcha de Singidon sans rien dire, enleva la ville, la démantela, et en transporta les habitants en Pannonie. Accouru trop tard avec son armée, Priscus occupa une des îles du Danube, près de cette malheureuse cité, et les deux chefs se trouvèrent en présence, séparés seulement par un bras du fleuve. Il paraît qu'en ce moment leurs anciennes relations, peut-être leur ancien penchant l'un pour l'autre, leur revinrent à l'esprit, et ils désirèrent se voir. Le kha-kan vint à cheval et descendit sur le bord, Priscus s'avança dans une barque jusqu'à la portée de la voix; mais l'entrevue se passa en récriminations et en reproches mutuels69. Il ne restait plus que la guerre, et Priscus s'y préparait activement sur le Danube, quand il apprend que le kha-kan était en Dalmatie, où il mettait tout à feu et à sang.

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