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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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De son côté, le jeune roi d'Italie n'était pas resté oisif. Son armée, composée en majeure partie de Lombards et de Frioulois, et qui comptait un évêque parmi ses généraux, s'était portée, suivant ses instructions, directement sur la Pannonie inférieure pour prendre la Hunnie en flanc et se rejoindre au corps d'armée de Charlemagne. Arrivée au sommet des Alpes le 28 août, elle en était descendue probablement par la vallée de la Drave pour pénétrer, entre cette rivière et la Save, dans ce qu'on appelait la presqu'île sirmienne. Là elle s'était trouvée en face d'un des rings intérieurs, qui contenait d'autant plus de richesses que les Huns l'avaient cru plus à l'abri des attaques. Ils le défendirent vigoureusement, mais le ring fut enlevé, et le butin qu'on y trouva dédommagea amplement le soldat de ses fatigues. La tradition rapporte que Pépin, emporté par son ardeur, fut blessé d'une flèche à l'assaut du rempart et renversé de cheval321: l'histoire n'en dit rien, et nous ne trouvons non plus aucune allusion à ce fait dans la lettre par laquelle le père, tout enorgueilli des succès de son fils, en mande le récit à Fastrade. Il se borne à ces mots: «Pépin a tué tant d'Avars, qu'on n'avait jamais vu pareil massacre; l'enceinte a été prise et pillée, et on y a passé la nuit et la matinée du lendemain jusqu'à la troisième heure322.»

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