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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Ses leçons toutefois n'avaient point fructifié dans l'esprit rétif des Avars; non seulement le paganisme persista généralement parmi eux, mais, à l'incitation de leurs sorciers, ils se prirent d'une haine féroce contre tout ce qui rappelait la mission de leur apôtre Rupert. En 736, s'étant jetés sur la ville de Laureacum, ils y dévastèrent particulièrement les lieux saints; et l'évêque et ses prêtres auraient été tous égorgés, s'ils n'avaient réussi à sortir de la place, emportant dans leur fuite les ornements et les vases sacrés des églises270. La colère des Avars, trompés dans leur cruauté, se déchargea sur les monuments eux-mêmes; tout fut incendié et détruit, églises, maisons, murailles, à tel point que, plus d'un siècle après on hésitait sur l'emplacement qu'avait occupé cette ville infortunée: on croyait en retrouver la trace aux ruines d'une basilique dédiée à saint Laurent dont Rupert avait fait la métropole de sa mission271: fragile citadelle d'un établissement si vite disparu. Les Bavarois répondirent à l'attaque des Huns par d'autres attaques. Ceux-ci réclamaient l'Ens pour leur limite occidentale au midi du Danube; les Bavarois voulaient la reporter plus loin; elle fut prise et reprise dix fois en vingt ans, et le fleuve incessamment rougi de sang humain. L'avantage demeura enfin aux Bavarois. Repoussés jusqu'au défilé qui couvre la ville de Vienne du côté de l'ouest, les Huns reçurent pour frontière le Mont-Comagène et ce rameau détaché des Alpes styriennes qui s'appelle aujourd'hui Kalenberg et s'appelait alors Cettius. Ils eurent beau revendiquer de temps à autre ce qu'ils regardaient comme leur vraie limite; les armes bavaroises, fortifiées de l'autorité de la France, surent les contenir au delà, et le Mont-Comagène, poste avancé de la Hunnie du côté des populations teutoniques, reçut en langue germaine le nom de Chunberg qui signifiait montagne des Huns272.

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