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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Revenu de Bénévent sur ces entrefaites, Grimoald adressa de Pavie au kha-kan un message par lequel, tout en le remerciant de ses services, il l'invitait à retourner chez lui, plutôt que de réduire à néant, comme il faisait, une terre lombarde. «Cette terre est à moi, répondit froidement le barbare, je l'ai gagnée à la pointe de ma lance et ne la céderai à âme qui vive258.» Il fallait se battre sans délai ou se résigner à perdre le Frioul; et Grimoald presque sans armée, car ses troupes étaient encore pour la plupart dans le midi de l'Italie, n'hésita point à se mettre en campagne. Sa prompte apparition étonna l'ennemi, qui ne l'attendait pas si tôt; et comme il achevait de dresser son camp, il vit arriver vers lui deux parlementaires ou plutôt deux espions qui, sous prétexte de propositions d'arrangement, étaient chargés d'observer ses forces. Grimoald ne se méprit point sur leur intention, et tout en affectant de les bien recevoir, il les retint constamment à ses côtés, les surveillant de près, et ne leur permettant de voir que ce qu'il voulut bien leur montrer. Ainsi l'on raconte qu'il fit défiler devant eux à plusieurs reprises les mêmes corps de troupes différemment équipés259 pour simuler une armée double ou triple de celle qu'il avait réellement. Les espions avars s'y trompèrent; et dupes de la ruse du Lombard, ils allèrent communiquer leur frayeur au kha-kan, qui partit le jour même sans oser combattre.

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