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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Ces établissements, qui dressèrent une barrière vivante sur le Danube, en face de l'empire avar et sur ses flancs, l'emprisonnèrent en quelque sorte chez lui et le forcèrent à replier sur lui-même son activité malfaisante. Ce fut pour cet État, qui n'avait d'industrie que la guerre, une période de dissolution rapide; toutes les causes de désordre intérieur l'attaquèrent à la fois, et l'imitation des mœurs romaines, non épurées par le christianisme et par les lumières de la civilisation, acheva de le corrompre et de l'affaiblir. Dès l'année 630, le peuple avar n'est plus mentionné dans les événements de l'empire d'Orient, et les successeurs d'Attila cessent d'y figurer à côté des successeurs de Constantin: il fallut de nouvelles guerres en Occident pour ramener sur la scène de l'histoire les kha-kans avars et leur peuple. Les écrivains grecs nous donnent comme un des signes les plus manifestes de l'amollissement de ces fils des Huns l'abandon qu'ils font au viie siècle de leur costume national pour adopter les stoles ou robes traînantes248 des Pannoniens, au moins comme vêtement civil. Les parfums de l'Arabie, les épices de l'Inde, l'ivoire, la soie, les perles deviennent un des besoins de leur vie pour la satisfaction duquel ils restituent à l'empire romain les richesses dont ils l'ont dépouillé. Un luxe grossier toujours croissant est au dehors la marque de leur décadence, au dedans une lèpre incurable les ronge, et ne leur permit jamais de recouvrer leur première énergie.

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