Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.
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Héraclius avait rattaché les Bulgares à l'empire sans les admettre sur son territoire: mais ils surent bien s'y faire une place eux-mêmes après sa mort. Le fidèle roi Kouvrat, ayant laissé après lui cinq fils qui, moins sages que leur père, morcelèrent entre eux son royaume, Asparuch, l'un d'eux, vint avec ses tribus s'établir près des bouches du Danube dans un terrain bordé d'un côté par de vastes marais et de l'autre par des roches abruptes247. Retranché là comme dans un fort, il harcelait à l'est les Avars, au midi les Romains, pour qui il n'avait pas d'aussi bonnes dispositions que son père. Il finit par passer le Danube, s'emparer de Varna et fonder le grand État qui porte encore aujourd'hui le nom de Bulgarie. Quoique les Bulgares n'eussent ni la soumission des Serbes, ni la fidélité des Croates, l'empire s'accommoda avec eux. Trouvant le pays déjà occupé en partie par les émigrations slaves des Séwères et des Sept-Nations, ils les conservèrent dans leur sein. Ils reçurent également toutes les alluvions d'émigrés antes et slovènes que la Slavie leur envoya, de sorte que leur domination devint mi-partie bulgare et mi-partie slave, et que même les habitudes et la langue des Slaves y prévalurent avec le temps. Le christianisme est venu, mais plus tard, compléter le mélange.