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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Il revint le lendemain, mais pour reprendre ses bagages, dégarnir ses machines des peaux qui les recouvraient, les démonter et y mettre le feu; tout fut brûlé sous ses yeux199. Néanmoins, pour enlever à son départ l'apparence d'une fuite, il fit crier par des hérauts, près des murs et des portes de la ville, ces paroles qu'il adressait aux assiégés: «Ne pensez pas, Romains, que la crainte me chasse d'ici; je pars parce que je manque de vivres et que j'ai mal pris mon temps pour vous attaquer; mais nous nous reverrons bientôt, et vous me paierez alors au centuple les maux que vous m'avez faits200.» Son arrière-garde resta encore en vue de Constantinople jusqu'au vendredi soir, afin de couvrir la retraite, et elle acheva de dévaster le peu d'édifices de la banlieue que les autres avaient épargnés. Le chef de cette troupe, on ne sait pourquoi, voulut avoir une conférence avec Bonus, ou du moins avec quelques personnages romains de distinction, au nom du kha-kan; mais Bonus s'y refusa. «Le pouvoir dont j'ai usé jusqu'à ce jour de traiter de la paix, lui fit-il dire, m'est enlevé aujourd'hui, annonce-le à ton kha-kan. Le frère de notre auguste empereur arrive avec une armée qu'il va faire passer en Europe, et il se propose de vous reconduire lui-même dans votre pays, où vous pourrez traiter ensemble, si cela vous convient201.» Théodore, chargé par Héraclius du commandement de l'armée romaine en Mésopotamie, venait de remporter une grande victoire sur les Perses dans les plaines de la Petite-Arménie, et les Avars ne l'ignoraient point: son nom suffit pour précipiter leur retraite.

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