Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.
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Commencée dès le 31 juillet, l'attaque régulière continua sans interruption pendant cinq jours. Le kha-kan avait amené avec lui une si grande quantité de béliers, de tortues, de machines de trait, que son front s'en trouvait garni; et ses douze tours à roues, quand elles furent dressées en face du rempart, présentaient un aspect vraiment effrayant177. Les Slaves, qui avaient été les constructeurs de cette artillerie de siége imitée des machines romaines, en étaient aussi les servants; c'étaient eux en outre qui avaient fabriqué la flotte, qui l'avaient transportée, qui la gardaient dans les eaux du Barbyssus et qui étaient destinés à la manœuvrer. Le Slave, opprimé et encore résigné à la servitude, avait mis à la merci de ses maîtres asiatiques son corps et son intelligence, qui commençait à s'ouvrir. Tandis que le bélier battait la muraille en brèche, les Huns, armés de leurs grands arcs, faisaient par-dessus pleuvoir incessamment une grêle de traits qui balayait parfois le rempart; mais les vides se comblaient aussitôt. Les assiégés de leur côté troublaient ces travaux par des sorties continuelles qui culbutaient les travailleurs et détruisaient leurs engins.