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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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L'avant-garde avare, pendant ces pourparlers, se tenait dans son camp de Mélanthiade, n'osant faire aucun mouvement; une faute des assiégés l'enhardit. Quelques cavaliers de la garnison, qui manquait de fourrage pour ses chevaux, sortirent accompagnés de valets armés de faux pour aller couper du foin dans la campagne. Aperçus par les Avares, il furent chargés aussitôt, tués ou mis en fuite, et les Barbares profitèrent de ce petit avantage pour lever leur camp de Mélanthiade, tourner à droite Constantinople et le golfe de Céras, et pénétrer par le faubourg de Sykes jusqu'à la rive du Bosphore. La nuit venue, ils y allumèrent des feux auxquels d'autres feux répondirent de l'autre côté du détroit (c'était le signal de reconnaissance convenu entre les Avars et les Perses)168; puis les chefs des deux troupes communiquèrent au moyen de quelques barques enlevées sur la rive. Schaharbarz fit connaître qu'il était prêt à traverser le Bosphore dès que la flottille avare serait arrivée, et insista d'ailleurs pour que l'on commençât le siége au plus tôt; mais le kha-kan n'arriva devant Constantinople que le 27 juillet, tant sa marche avait été lente. Il employa ce jour et le lendemain, soit à faire reposer ses troupes, soit à mettre à terre et à dresser son matériel de guerre, qui se composait de machines de toute sorte, soit à prendre des mesures pour déposer sa flotte en lieu sûr.

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