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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Ces Khazars n'étaient autres que les Khatzires ou Acatzires du ve siècle, qui appartenaient alors à la ligue des Huns blancs. Attila les avait soumis par la force des armes, et leur avait imposé pour roi son fils Ellak150; après sa mort, Denghizikh les avait comptés parmi ses sujets. Les désordres de tout genre, invasions, guerres, déplacements de peuples, qui signalèrent parmi les nomades de l'Asie occidentale la fin du ve siècle et la première moitié du vie, rendirent la liberté aux Acatzires, mais pour les jeter dans une longue suite de péripéties, et on les vit à cette époque, ballottés de steppe en steppe, errer des Palus-Méotides au Volga et d'une rive à l'autre de la mer Caspienne. Tombés enfin sous une de ces dominations turkes qui se rapprochaient de plus en plus de l'Europe, ils acceptèrent sa suprématie, sans perdre leur individualité comme nation. L'étoile des Huns était alors à son déclin, l'étoile des Turks à son lever, et suivant l'usage constant des nomades, qui ne recherchent et ne prisent que la force, les Acatzires répudièrent leur nom de Huns pour prendre celui de Turks, et adopter avec ses coutumes et ses lois l'orgueil de la race qui les dominait. Cette transformation sembla leur donner une nouvelle vie. Les Turks-Khazars rentrèrent en maîtres dans le pays d'où les Huns-Acatzires avaient été chassés. Placés là dans le voisinage de la Perse, qui n'était séparée d'eux que par le détroit de Derbend, ils y faisaient souvent des incursions, et profitaient en ce moment de l'absence des armées persanes pour venir ramasser dans l'Atropatène le butin qui avait pu échapper aux Romains. Tel était le nouvel allié qu'Héraclius se flattait d'acquérir.

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