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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Chosroès enfin accourut défendre le sanctuaire de sa religion, et l'année 623 se passa en combats, toujours gagnés par les Romains: trois armées perses furent défaites, et Chosroès deux fois vaincu prit la fuite. Des froids excessifs, qui faillirent les emporter, forcèrent les Romains à évacuer cette année l'Aderbaïdjan pour aller hiverner sous le climat plus doux de l'Albanie; mais en 624 la guerre recommença, et se continua en 625 dans les hautes chaînes du Caucase et du Taurus. La manœuvre hardie d'Héraclius avait eu pour effet de dégager les provinces romaines d'Asie en attirant les armées persanes après lui: elles arrivaient toutes successivement, et cherchaient à l'enfermer dans les défilés des montagnes où la lutte s'était transportée; mais Héraclius déjouait toutes les combinaisons de leurs généraux: il les devançait dans les passages, les coupait par des marches rapides, les battait l'un après l'autre. On croyait le traquer dans le Taurus, il parcourait déjà les plaines du Tigre, et quand on le cherchait de ce côté, il surprenait et mettait en cendres les villes de l'Atropatène ou de l'Assyrie. Son armée, infatigable comme lui, ne laissait pas échapper un signe de mécontentement: presque gelée dans les neiges du Caucase, elle faillit mourir de soif dans les déserts de sable qui entourent l'Euphrate144.

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