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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note 139 — TROISIÈME PARTIE.

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Note 139: (retour) On montrait pendant le moyen âge, soit en Grèce, soit en Italie, plusieurs de ces portraits de Jésus-Christ que l'on prétendait n'avoir point été faits de main d'homme. C'était, croyait-on, la représentation réelle et directe du Sauveur qui s'était imprimée d'elle-même sur une étoffe ou sur un panneau de bois sans le secours du pinceau, ni des couleurs, ni d'un artiste même céleste. Les poëtes théologiens de Byzance avaient trouvé la théorie de cette étrange peinture: «De même que le Verbe fait chair est devenu homme en dehors des conditions des naissances humaines et par son énergie propre, ainsi, disaient-ils, son image s'est reflétée sur un objet matériel avec sa forme et sa couleur par une puissance particulière, étrangère aux conditions mécaniques des arts.» Cette explication, que nous lisons dans George Pisidès, contemporain d'Héraclius et le chantre de sa gloire, parut alors si convaincante, que les historiens, même les plus graves, se sont empressés de la reproduire.

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