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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Affermi sur sa frontière de l'ouest par ce traité avec les Franks, Baïan put diriger tous ses efforts du côté de l'empire romain. Sur ces entrefaites, Tibère mourut, dans l'année 582, laissant le trône impérial à son gendre Maurice, qu'il s'était déjà associé en qualité de césar. Généralement les traités des empereurs avec les Barbares étaient considérés, sinon comme personnels, au moins comme ne liant pas absolument leur successeur, et l'on en négociait la continuation à chaque avénement. C'est ce que nous avons vu se pratiquer de la part des Avars à la mort de Justinien, et ce qu'ils firent encore à la mort de Tibère, en exigeant que leur pension annuelle, qui montait déjà à quatre-vingt mille pièces d'or, fût portée désormais à cent mille. Ce n'est pas que Baïan crût au succès de sa demande, car Maurice, prince d'ailleurs ferme et vigilant, avait une réputation assez méritée de dureté et d'excessive économie; mais Baïan voulait un prétexte de rupture avec l'empire romain, qu'il était en mesure d'attaquer. Il avait une forte armée dans la presqu'île sirmienne, et Sirmium, bien approvisionné, devait lui servir de base d'opérations au delà de sa frontière. Au refus de l'empereur, il cerna à l'improviste la place de Singidon par un beau jour d'été, pendant que les habitants, occupés à leur moisson12, étaient dispersés dans la campagne. Quoique la ville fût presque déserte et la garnison prise au dépourvu, on se battit bien, et avec l'aide des habitants accourus de tous côtés, la garnison fit un grand carnage des Avars; mais les Avars restèrent maîtres de la place.

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