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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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De pareilles prouesses ne donnaient, il faut l'avouer, une idée bien rassurante ni de la bonne foi des Avars ni du caractère particulier de leur kha-kan, et pouvaient justifier les appréhensions d'Héraclius. Toutefois l'ambassade romaine reçut en Hunnie un accueil si empressé, les protestations d'amitié du kha-kan furent si vives, et son air de franchise si parfait, que le patrice Athanase et son compagnon sentirent leurs soupçons se dissiper. Le kha-kan se plaignait amicalement qu'on eût pu le mal juger, lui qui ne respectait rien tant au monde que l'empereur Héraclius, et n'avait pas d'autre d'ambition que d'être un serviteur fidèle des Romains. «Il voulait, disait-il, aller discuter en personne avec leur prince les bases de l'alliance nouvelle dont on lui parlait, et que pour son compte il désirait rendre éternelle118.» Cette proposition remplit de joie les ambassadeurs, et sur leur rapport la cour de Constantinople; on s'occupa de fixer un lieu convenable pour les conférences; le kha-kan poussa les bons procédés jusqu'à proposer lui-même Héraclée119, qui, n'étant qu'à quatre lieues de la longue muraille et à dix-sept de Constantinople, n'exigerait pas de l'empereur un grand déplacement.

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