Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.
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Le premier soin de Baïan quand il se vit solidement établi entre la Theïsse et le Danube, fut de relier en un seul faisceau toutes les branches éparses des Ouar-Khouni. La portion qu'il commandait comptait à son arrivée en Europe environ deux cent mille têtes6: il en était mort beaucoup depuis vingt ans, par suite des guerres continuelles soit avec les Romains, soit avec les Barbares; et le nombre des survivants n'était pas en rapport avec la domination que Baïan venait de fonder, et surtout avec celle qu'il convoitait. J'ai dit que trois grandes tribus des Ouar-Khouni, les Tarniakhs, les Cotzaghers et les Zabenders avaient refusé de suivre dans sa fuite la horde qui était venue en Europe et avait adopté le nom d'Avars; ces trois tribus occupaient encore en Asie les campements que leur avaient assignés les Turks. Des émissaires de Baïan vinrent les solliciter de briser aussi leur joug et de rejoindre leurs frères au pied des Carpathes; elles le firent prudemment, passèrent en Europe et se fondirent dans la horde de Baïan, dont elles accrurent considérablement l'importance7. Après cette adjonction, Baïan se mit à sonder la force de tous ses voisins, et particulièrement de ses voisins du côté de l'ouest, les Franks austrasiens, dont les possessions s'étendaient jusque dans le Norique, qui commençait alors à porter le nom de Bavière.