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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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L'année suivante, 600 de notre ère, la guerre reprit, non pas précisément sur l'initiative du kha-kan, mais parce qu'il vit que Priscus, s'emparant de la rive gauche du Danube, le traquait peu à peu dans ses frontières, et pourrait pénétrer quelque jour jusqu'au cœur de la Hunnie. Il sentit qu'il y allait de sa vie et de l'existence de son peuple, et qu'il devait tout épuiser pour reconquérir sa position au nord du fleuve. Priscus, posté dans Viminacium et dans l'île du Danube située en face, paraissait vouloir opérer le débarquement d'une forte armée destinée à agir au printemps: Baïan envoya quatre de ses fils défendre le passage76, tandis qu'avec une partie de ses troupes, il irait prendre les Romains à dos; mais ses fils furent battus, le passage livré, et lui-même fut obligé de revenir au nord du Danube pour y défendre son propre territoire. Cinq batailles terribles se donnèrent coup sur coup, où Baïan combattit avec désespoir, mais où Priscus, formant son infanterie en carrés impénétrables et variant à propos ses manœuvres, déploya toutes les ressources de la tactique la plus savante. Les quatre fils de Baïan périrent dans un marais, culbutés et noyés avec leurs corps d'armée77; Baïan lui-même n'eut que le temps de traverser la Theisse, sur le point d'être tué ou pris78.

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