Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.
Reading edition
Le lendemain, c'était le jour de Lambertus et des envoyés polonais. Aux premiers rayons du jour, ils entrent dans le palais pontifical: mais le souverain pontife les accueille par les paroles d'Isaac à Ésaü: «Un autre est venu qui a dérobé la bénédiction de son frère680.» Lambertus à ces mots pousse un cri de surprise et de douleur: «Père très-saint, dit-il à Sylvestre, si la couronne a été enlevée à Miesco, qu'il conserve du moins ta bénédiction!»--«Alors, reprend le pape d'un ton sévère, faites pénitence, car le seigneur est irrité contre vous. Il m'a ordonné par son ange de vous rejeter, et de couronner d'une couronne chrétienne le duc de la nation féroce et indomptable des Hongrois681. Cette nation sera grande, les apôtres Pierre et Paul la protègent, et quiconque s'élèvera contre elle encourra leur indignation.» Ainsi, par la vertu d'Attila, non-seulement les Hongrois possèdent cette couronne «d'une durée infinie» qui leur était promise depuis tant de siècles, mais ils l'enlèvent aux Polonais, leurs rivaux, leurs prédécesseurs dans la voie du christianisme. Le peuple magyar est l'Israël des peuples du Nord, conquis par l'Évangile à la civilisation.