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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.

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«Le temps marqué par les décrets de Dieu est arrivé,» nous dit sur le ton d'une prophétie la chronique de l'évêque Chartuicius669. Il fait nuit, et Sarolt, en proie au chagrin de sa stérilité, n'a cédé qu'avec peine au sommeil, quand un jeune homme lui apparaît dans son rêve. Ce jeune homme tout resplendissant d'une beauté céleste porte le vêtement des diacres chrétiens. Il s'approche de sa couche et lui dit: «Femme, aie confiance en Dieu. Tu mettras au monde un fils, et à ce fils est réservée une couronne d'une durée infinie. Tu auras soin de lui donner mon nom.»--«Qui donc êtes-vous?» demande Sarolt étonnée670.--«Je suis, reprit la vision, le proto-martyr Étienne, le premier qui versa son sang en témoignage pour le Christ.» Neuf mois après cette apparition, Sarolt accouche d'un fils qu'elle nomme Étienne ou plutôt Stephanos, vrai nom du proto-martyr, et, suivant la remarque faite par le légendaire lui-même, ce mot signifie couronne671. Voilà donc le fils de Geiza prédestiné à cette royauté perdue par la faiblesse de son père, reconquise par les mérites de sa mère. Étienne est l'enfant de la femme forte, et l'enfant du rêve comme Almus. Nous retrouvons ici une contre-partie de l'histoire d'Émésu, avec une différence de forme en rapport avec la différence des religions: Almus est une incarnation païenne d'Attila; Étienne est l'enfant de la promesse de Dieu, le petit-fils couronné que l'ange montrait dans le lointain au roi des Huns comme le prix de son obéissance.

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