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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.

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Instruit un peu trop tard du caractère de ses hôtes, Swatepolc essaie de les combattre, mais il est vaincu; son armée est mise en déroute, et lui-même désespéré se jette dans le Danube la tête la première662. Arpad, possesseur de la rive gauche du fleuve, passe sur la droite, et bientôt Slaves, Bulgares et Romains sont chassés de la Pannonie ou forcés de se soumettre au nouveau maître. L'armée magyare se trouve grossie d'un nombre immense d'étrangers de toute race qui viennent partager sa conquête. Arpad fait enfin son entrée triomphale dans la ville de Sicambrie, restée déserte depuis la mort d'Attila. Il y retrouve les palais de son aïeul, les uns encore debout, les autres ne présentant plus qu'une grande ruine, et les Magyars remarquent avec admiration que tous ces édifices avaient été construits en pierre663. C'est au milieu de ces débris de la puissance des Huns qu'Arpad célèbre l'aldumas destiné à fêter sa victoire. Ce grand aldumas dure vingt jours entiers; des troupeaux de chevaux blancs égorgés et consacrés par les prêtres passent de la boucherie sur des tables, où tous les Magyars sont assis, depuis le duc jusqu'au dernier soldat. Le bruit des instruments de musique et les chansons des rapsodes égaient les convives pendant le repas664. Arpad et les nobles sont servis dans des plats d'or, les simples soldats et le peuple dans des plats d'argent. Enfin, pour couronner dignement les joies de ce long festin, le chef distribue le butin et les terres conquises à ses capitaines, à son armée, aux étrangers qui l'ont assisté.

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