Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.
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«Quand le matin fut venu, Attila, se rappelant son rêve, obéit aux paroles de l'ange. Il replie ses tentes, donne à son armée le signal du retour, et reprend à travers l'Italie la route qu'il venait déjà de parcourir. On eût dit que ce n'était plus Attila, tant son cœur avait changé. Il entrait dans les villes et ne les pillait point; il passa devant Venise et l'épargna. A quelques milles au delà, il fait halte sur le rivage de la mer et fonde une grande cité que de son nom il appelle Attileia: ce fut la ville d'Aquilée. Lorsqu'il la voit debout, il recommence sa marche et entre dans les Alpes carinthiennes, où le guide la vengeance céleste. Au revers des montagnes, il aperçoit, rangés en bon ordre, avec leurs hommes d'armes, les princes de Croatie et d'Esclavonie, qui cherchent à lui couper le passage. Leurs troupes innombrables couvrent à perte de vue la plaine, les vallées, les collines; et le soleil, répercuté sur les boucliers d'or, embrase les montagnes comme d'un vaste incendie. Attila descend, et la bataille s'engage. Huit jours entiers on se bat sans repos ni trêve; enfin le Seigneur livre aux mains d'Attila la terre des Slaves et des Croates, parce que ces hommes étaient infidèles623, et que le roi des Huns avait obéi docilement aux ordres de Dieu.