Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.
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«Une seule idée le préoccupe, celle de parcourir l'univers entier et de fouler aux pieds l'empire romain; il fait donc marcher son armée du côté de Rome; lui-même la précède, l'âme cuirassée de férocité621. A la première station de la nuit, comme il dormait sous sa tente, un ange du ciel lui apparaît et lui dit:--«Écoute, Attila, voici ce que te commande le Seigneur Dieu Jésus-Christ. N'entre pas avec ta colère dans la sainte cité, où reposent les corps de mes apôtres; arrête-toi ici et retourne sur tes pas. Quand tu auras de nouveau traversé les Alpes, tu entreras dans la contrée des Croates et des Esclavons; je te la livre, parce que les peuples qui l'habitent ont mérité ma malédiction en s'élevant contre un roi que j'aimais et le faisant périr traîtreusement, car ils ont dit dans leur cœur: Il n'y aura jamais de roi sur nous, mais nous-mêmes nous serons rois. Voici encore ce que je te promets pour prix de ta soumission: un jour viendra où ta génération visitera Rome en toute humilité, et un de tes descendants y recevra le don d'une couronne qui n'aura point de fin622.» L'ange disparut à ces mots.