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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.

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Les pères du ve siècle, lorsqu'ils parlent des calamités de l'empire romain, ne s'énoncent guère autrement: les Barbares sont à leurs yeux le pressoir où Dieu foule sa vendange, la fournaise dans laquelle il épure son or, le van où s'émonde son grain. Ouvrez Salvien, Orose, saint Augustin, ils fourmillent d'images pareilles empruntées aux Écritures. Isidore de Séville, chroniqueur du viie siècle, applique particulièrement aux Huns le mot d'Isaïe: «Ils sont, dit-il, la verge de la fureur du Seigneur431.» Quoique nous manquions de l'autorité d'un texte précis, nous pouvons croire qu'Attila reçut plus d'une fois au ve siècle, de la bouche de quelques personnages ecclésiastiques, la qualification de flagellum Dei. Toutefois ce n'est là qu'une épithète destinée à caractériser sous le point de vue chrétien l'action d'Attila sur l'empire et sur le monde: le moyen âge l'entendit tout autrement.

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