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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.

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De Hilldr la Danoise, nous passerons à Hildegonde, dont j'essaierai de reconstruire l'histoire à l'aide des monuments de toute sorte que la tradition me fournit, et je commencerai mon récit au moment où la fille du roi Herric, la blanche perle de Burgondie, remise comme otage aux mains d'Attila, arrive sur les bords du Danube avec son jeune fiancé Walter d'Aquitaine et le Frank Hagen, descendant direct de Francus, fils d'Hector512. Rien n'est plus noble et plus généreux que l'hospitalité que reçoivent ces trois enfants. Ospiru, la reine des Huns, traite Hildegonde comme sa propre fille; elle lui confie l'intendance de son palais et les clefs du trésor royal. «Hildegonde, dit le poëte, est plus reine que la reine elle-même513.» Hagen, et surtout Walter, rencontrent dans Attila une affection non moins grande: c'est lui qui préside à leurs jeux guerriers, et qui leur apprend à manier l'arc et la lance; il fait plus, il veut qu'ils étudient les sciences, et que, «croissant à la fois en intelligence et en vigueur, ils surpassent les braves par la force du corps et les sophistes par l'esprit514.» En un mot, ils eussent été ses héritiers propres, qu'il ne les eût pas mieux élevés. Ils grandissaient donc en vaillance comme Hildegonde en beauté. Sur ces entrefaites, le roi Ghibic meurt à Worms, laissant le trône des Franks à Gunther, son fils, et Hagen, que cette mort semble dégager de ses obligations d'otage, s'enfuit du pays des Huns. Le roi et la reine, craignant pour Walter l'effet de ce mauvais exemple, conviennent ensemble de le marier, afin de l'attacher à leur service par des liens plus forts, et ils lui offrent la fille d'un des satrapes de la cour avec de vastes domaines à la campagne et une maison à la ville; Walter refuse tout. «Que ferais-je d'un domaine? répond-il au roi. Je serais obligé d'y construire des cabanes et d'y surveiller des laboureurs. Que ferais-je d'une femme? Je songerais à elle et à mes enfants515. O roi, mon très-bon père, ne me donne pas de pareilles chaînes; je ne veux que guerroyer et te servir.» Walter mentait: il aimait Hildegonde, et n'avait point oublié que leurs pères les avaient fiancés autrefois.

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