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Histoire d'Attila et de ses successeurs (2/2)

Note (retour) — QUATRIÈME PARTIE.

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Atli chez les Scandinaves, Atla chez les Anglo-Saxons, Athil, Athel, Hettel, Etzel chez les Allemands, sont les différents noms que la tradition donne au roi des Huns. Atli au pâle visage habite une citadelle bâtie près du Danube, où nuit et jour veillent des hommes d'armes: c'est là qu'il boit le vin à pleine coupe dans la grande salle de son Valhalla492. Beaucoup moins rude et moins sauvage, l'Etzel des Allemands a fait d'Etzelburg, sa ville, un théâtre perpétuel de festins et de joutes, et le rendez-vous favori des guerriers et des dames. Si le roi des Huns gagnait au contact des héros de l'Edda une sorte de férocité norvégienne, en revanche il s'est grandement adouci dans les chants des Minnesingers; il a pris en vivant près des chevaliers des idées et des vertus toutes chrétiennes. Cependant, si débonnaire qu'on le représente dans le dernier état de la tradition, où il se rapproche beaucoup du Charlemagne des poëmes romans, il plane toujours autour de lui on ne sait quelle sombre fatalité et comme une atmosphère chargée de catastrophes. Par une vague réminiscence des préjugés gothiques qui faisaient les Huns fils des sorcières et des mauvais génies, l'Atli des Scandinaves a pour mère une magicienne et pour sœur une valkyrie. L'une et l'autre tradition nous le peignent comme un conquérant rassasié de victoires et ne songeant plus qu'à la paix; dans les poëmes allemands, il est franc, ouvert, loyal; les poëmes scandinaves lui donnent plus de finesse et de ruse. «Oh! dit l'Edda, Atli était un roi prudent493!»

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