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Histoire d'Attila et de ses successeurs (1/2)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE

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Zabergan n'avait plus qu'à partir; il reprit le chemin du Danube, traînant dans ses bagages une armée de captifs plus nombreuse que ses soldats. C'étaient des habitants des villes, des femmes, des enfants, des vieillards de Thrace, de Macédoine, de Thessalie, de la campagne de Constantinople, qu'il avait enlevés pour trafiquer de leur rançon. Il fit annoncer partout que les prisonniers qui n'auraient pas été rachetés par leurs familles seraient mis à mort sous un court délai. L'empereur les racheta des deniers publics, et on l'en blâma857. Que n'eût-on pas dit s'il eût fourni à Zabergan un prétexte pour exécuter ses menaces et frapper des têtes qui appartenaient en grande partie aux familles nobles de ces provinces! Le roi hun se montra coulant dans la négociation, parce qu'il apprit qu'une flottille de vaisseaux à deux poupes se dirigeait vers le Danube pour lui en fermer le passage: il demanda et obtint la paix. Il trouva d'ailleurs à son arrivée aux bords du Don de quoi satisfaire son humeur belliqueuse. Pendant son absence, Sandilkh avait pris une revanche terrible, et la guerre recommença entre les Outigours et les Coutrigours, plus sanglante, plus implacable que jamais. L'un des deux peuples devait périr infailliblement par les mains de l'autre858, si une troisième nation hunnique, arrivant sur ces entrefaites, ne se fût chargée de le sauver en les asservissant tous les deux.

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