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Histoire d'Attila et de ses successeurs (1/2)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE

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La vie morale était chez lui, comme tout le reste, à ses premiers essais. A peine avait-il l'idée du mariage. Dans la plupart de ses tribus existait la communauté des femmes634, et cet état se prolongea bien longtemps après que le christianisme, ce grand réformateur des sociétés sauvages, eut entamé celle-ci. De vagues instincts religieux, obscurcis d'un côté par le fétichisme, de l'autre par les pratiques de la sorcellerie, se faisaient jour çà et là dans ses institutions. Quelques tribus avaient l'idée d'une intelligence suprême, régulatrice des choses et des hommes; elles ne croyaient pas nous dit Procope, que le monde fût gouverné par le hasard635. Chez d'autres régnait un dualisme qui rappelle l'Orient. Celles-ci reconnaissaient deux divinités, l'une blanche, source de tout bien, l'autre noire, source de tout mal; mais le dieu noir avait seul des temples636.

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