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Histoire d'Attila et de ses successeurs (1/2)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE

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Alors et pour la première fois retentit dans l'histoire ce mot de Slave aujourd'hui si fameux. Cette grande race et les vastes espaces qu'elle couvrait au nord des Carpathes, entre la mer Baltique et la Mer-Noire, n'avaient guère été connus jusqu'alors que par des noms étrangers, résultats de la conquête. Soumis à un double courant d'invasion, de la part des Asiatiques du coté du soleil levant, de la part des Germains et des Scandinaves du côté du soleil couchant, les Slaves et la Slavie n'avaient jamais été libres. Vers le commencement de notre ère, ils appartinrent aux Sarmates, peuple nomade venu probablement du Caucase, et le pays s'appela Sarmatie. Au IVe siècle, les Goths scandinaves, devenus puissants sur la Mer-Noire, subjuguèrent les Sarmates, et avec eux les Slaves, leurs vassaux ou serfs617. Balamir, en 375, ayant détruit l'empire d'Ermanaric, Goths, Sarmates et Slaves se rangèrent tous à la fois sous la domination des Huns. A la mort d'Attila, il se passa un phénomène curieux. Les Goths, séparés des Huns, partirent pour leur vie d'aventures dans le midi de l'Europe; les débris de la nation sarmate, suivant la fortune de Denghizikh ou d'Hernakh, se confondirent parmi les hordes hunniques618, tandis que les autres peuples germains, qui auraient pu prendre leur place comme dominateurs de la Slavie, étaient emportés par cette force irrésistible qui poussait la Germanie sur les Alpes: les Slaves n'avaient donc plus de maîtres, et ils se trouvèrent libres sans avoir rien fait pour le devenir. Ils n'eurent plus qu'à reprendre possession de la terre qui leur appartenait et du nom qu'ils se donnaient eux-mêmes.

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