Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE
Reading edition
Ainsi finit le dernier des Attiliens, comme s'exprime Jornandès611, dont on puisse reconstruire la biographie à l'aide des indications de l'histoire. Les Romains, qui aimaient à jouer sur les mots, trouvèrent dans la mort de Mundus une occasion de plaisanterie. On avait découvert dans les oracles sibyllins un vers obscur qui disait que lorsque l'Afrique serait prise, le monde périrait avec sa postérité: Africa capta, Mundus cum prole peribit612. L'Afrique avait été recouvrée par Bélisaire; Mundus et Maurice venaient de périr; l'oracle n'était-il pas accompli? Quelques superstitieux voulurent bien le croire, la foule n'y vit qu'un jeu de mots qui l'amusa, et ce fut l'oraison funèbre du petit-fils d'Attila devenu Romain.