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Histoire anecdotique du tribunal révolutionnaire

Note 12 — CHAPITRE X.

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Leroi,—le marquis de Montflabert,—Dix août—et Guillaume Sermaize ne sont qu'une même personne et qu'un seul coquin. Après la suppression du Tribunal, et le 2 décembre, lorsque la Municipalité du 10 août fut remplacée par une autre sous le nom de Municipalité provisoire, Sermaize fit partie des nouveaux commissaires chargés de surveiller ou plutôt de tyranniser les augustes prisonniers du Temple. Il s'acquitta de cet emploi à la satisfaction des sans-culottes. Entre autres devoirs, il mit scrupuleusement à exécution l'arrêté de la Commune qui ordonnait d'enlever à Louis XVI tous les instruments tranchants qui se trouveraient en sa possession. Après une première perquisition opérée par ses collègues, Sermaize voulut en opérer lui-même une seconde, plus minutieuse: il se fit conduire dans l'appartement de Sa Majesté. Le roi était assis près de la cheminée, les pincettes à la main; Sermaize lui demanda, de la part du Conseil, à voir ce qui restait dans son nécessaire; le roi le tira de sa poche et l'ouvrit: il y avait un tournevis, un tire-bourre et un petit briquet. Sermaize se les fit remettre.—«Et ces pincettes que je tiens en main, ne sont-elles pas aussi un instrument tranchant?» lui dit le roi en lui tournant le dos.

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