Note (retour) — ACTE QUATRIÈME
François Guizot translation
TALBOT.--Il ne ment point; j'entends l'ennemi.--Holà! quelques cavaliers des mieux montés pour aller reconnaître leurs ailes.--O molle et imprudente discipline! Comment arrive-t-il que nous soyons enfermés et cernés ici de toutes parts? Un petit troupeau de timides daims anglais, qu'environnent une meute de chiens français avides de proie! Eh bien, si nous sommes des daims anglais, plongeons-nous dans le sang: n'allons pas succomber honteusement sous les premiers coups comme un daim affaibli; mais plutôt, tels que des cerfs enragés et au désespoir, retournons contre ces chiens ensanglantés nos redoutables pieds d'airain et forçons ces lâches à se tenir au loin, aboyant autour de nous. Mes amis, que chacun vende sa vie aussi cher que je vendrai la mienne, et ils payeront cher notre chair 15. Dieu et saint George! Talbot et le bon droit de l'Angleterre! Que nos drapeaux prospèrent dans ce périlleux combat!