Note (retour) — ACTE CINQUIÈME
François Guizot translation
HENRI.--Pour les vers, brave Percy! Adieu, noble coeur! Ambition mal tissue, comme te voilà resserrée! Quand ce corps renfermait une âme, un royaume n'était pas assez vaste pour elle: maintenant, deux pas de la terre la plus vile sont un espace suffisant.--Cette terre qui te porte mort ne porte point en vie un aussi intrépide gentilhomme que toi.--Si tu étais-encore sensible aux éloges, je ne te montrerais pas une si tendre affection.--Que ma main officieuse voile ta face mutilée! Je me saurai même bon gré, en ta considération, de te rendre ces devoirs d'une amitié généreuse. Adieu, emporte avec toi ton éloge dans les cieux: que ton ignominie dorme avec toi dans ta tombe, mais ne soit point rappelée dans ton épitaphe. (Il aperçoit Falstaff étendu par terre.) Quoi, c'est toi, mon vieux camarade! Cette énorme masse de chair n'a-t-elle donc pu garder un peu de vie? Pauvre Jack, adieu donc. J'aurais même su me passer d'un homme valant mieux que toi.--Ta perte me laisserait un large vide, si j'étais fort amoureux de folies.--La mort n'a pas frappé aujourd'hui de chair si grasse, quoiqu'elle en ait immolé de beaucoup plus chères 60 dans cette sanglante mêlée. Je veux te faire ouvrir tantôt: en attendant, reste ici dans le sang à côté du noble Percy.