Note 146 — DEUXIÈME PARTIE Les peuples (continued 2)
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La racine foudh, avec le sens de « s’enfuir », se retrouve en égyptien démotique sous la forme pout (avec un t prononcé d) et en copte sous la forme fôt (avec un t prononcé d au Sud du Delta). Dans les langues sémitiques, on ne rencontre aucune racine analogue ayant le sens de « s’enfuir ». Cela laisserait croire que, durant leur séjour en Egypte, les Judéo-Syriens auraient adopté la langue égyptienne ou tout au moins que leur langue primitive — l’araméen probablement — aurait été fortement influencée par l’égyptien, ce qui n’a rien d’invraisemblable. De même, plus tard, ils devaient, durant leur séjour au Fouta, adopter la langue des Toucouleurs. Quant aux Hébreux qui suivirent Moïse, ils pouvaient très bien aussi parler l’égyptien lors de leur sortie de l’Égypte, mais, revenus en pays sémitique, ils durent reprendre assez vite la langue de leurs ancêtres.