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Garibaldi, Vol. 2 (of 2)

Note 418 — Capitolo Decimoquarto. EPILOGO.

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Come saggio di questi studi sui Venti diamo questa lettera in francese, inedita fino ad ora, diretta ad uno scienziato, di cui non ci fu dato scoprire il nome:

«J’ai lu avec un bien vif intérêt votre magnifique ouvrage sur les phénomènes de l’atmosphère — et je vous en suis reconnaissant. J’ai vu avec un sentiment d’orgueil et de fraternité vos principes humanitaires sur la solidarité des peuples.

»Certes tant que les Gouvernements emploieront les revenus des nations à construire des bayonettes et des vaisseaux cuirassés, il sera difficile que le monde atteigne cette unité de famille à laquelle il aspire et jusqu’à ce que les armées ouvrières, comme celles qui aux ordres de votre illustre compatriote Mr Lesseps creusent des canaux et posent des rails de chemins de fer, ne substitueront les armées guerrières maintenues pour destruction de l’homme, l’homme sera toujours un misérable instrument du despotisme et de la dilapidation.

»Comme vous dites, la guerre d’Amérique — dans les malheureuses conséquences porte l’inaction d’un de vos plus illustres collaborateurs, le commandant Maury, que j’ai connu à l’Observatoire de Washington — et duquel j’ai possédé les belles cartes inventées par lui sur la théorie des vents. — A Boston, où j’avais obtenu des cartes, je m’étais obligé de fournir ma quote d’observations maritimes au savant Américain. — Mais ayant dû encore une fois abandonner ma profession de marin — je ne pus tenir ma promesse.

»Peu initié dans la science, je me confesse incapable d’apprécier toutes les beautés renfermées dans votre bel ouvrage. — Mais comme vous y traitez d’une manière si savante la théorie des vents — je me permets de vous présenter quelques observations faites dans mes voyages sur le même sujet.

»Les observations dont je vais vous entretenir — et que je n’aurais peut-être jamais ébauchées — me furent suggérées par la lecture des ouvrages d’agriculture — dont je m’occupe presque uniquement aujourd’hui.

»En général la cause des vents sur la surface du globe comme elle est décrite par certains auteurs d’agriculture ne me satisfait pas.

»Par exemple — on dit toujours que la cause des vents est causée par la condensation de l’air froid dans les zones glaciales — qui tend naturellement à se précipiter dans les espaces d’air raréfié par la chaleur dans la zône torride.

»Jusqu’ici nous sommes d’accord — ce que je voudrais seulement, ç’est qu’on signalât un peu davantage l’action que causent sur l’air atmosphérique les mouvements de rotation et de translation de notre globe dans l’espace.

»Le mouvement de rotation de la terre effectuant une entière révolution de 360° en 24 heures, donne aux objets qui se trouvent sur l’Équateur une vitesse de 900 milles par heure.

»Le mouvement de translation de la même dans son orbite pousse les mêmes objets qui se trouvent sur l’Équateur à midi, avec l’immense vitesse — je crois — d’à peu près 65 mille milles par heure — et si cette surprenante célérité n’était modifiée, je crois, par une force de projection de notre planète qui nous lance dans la direction qu’elle parcourt — et par le remous du fluide atmosphérique tendant à devancer latéralement comme le remous d’un navire — sans cette compensation, dis-je, l’air que rencontrerait un habitant de l’Équateur dans se pérégrination aérienne le balayerait de dessus son cheval céleste plus facilement qu’un ouragan ne livre dans les airs le moindre brin de paille.

»Que les mouvements susdits aient une action sur la surface du globe le prouvent les éternels vents alizés qui règnent dans la zône torride et les courants qui trouvent la direction de ces vents.

»Une zône di 60° environ, comprise entre 30° de latitude Nord-Est et le 30° Sud-Est, est sillonnée éternellement par les vents venant de l’Est. Dans l’émisphère Nord ces vents s’approchent du N.-E., dans le S.-E. Ou plutôt dans cette zône l’air reste en arrière vers l’Ouest tandis que le planète s’avance vers l’Est.

»Un corps solide quelconque, qui s’avance dans l’espace ou dans l’eau, génère naturellement un remous derrière lui. — Ce remous suit le corps — et dans les parties latérales il tend à le précéder. — On peut observer cela sur un navire qui marche.

»Voilà, je crois, la cause des contr’alizés, qui soufflent de l’Ouest à l’Est — dans les zônes en dehors de la zône torride.

»Ne pouvant rompre les alizés de la zône torride, le remous se dilate latéralement — et au de là du parallèle de 40, tant dans un émisphère que dans l’autre, on est presque certain de le trouver souvent plus fort que les alizés, mais beaucoup plus inconstant.

»Il paraît que les vents d’Ouest dans les zônes torrides tendent vers les pôles contrairement aux alizés qui tendent vers l’Équateur. — Ainsi le S.-O. prévaut dans l’émisphère boréal et le N.-O. dans l’Australie. Le diagramme de Mr Maury note ainsi, et dans ma traversée de Van Diémen à la côte méridionale du Chili au Sud du parallèle de 50 courant droit à l’Est, le vent descendait toujours sur babord.

»J’ai souvent entendu dire par les marins venant de l’Amérique du Sud: — Nous avons remonté jusque vers les Açores pour trouver les variables, et vraiment cela signifie qu’ils ont traversé la zône torride avec les ancres à tribord et qu’ils sont ainsi arrivés vers le parallèle des Açores pour trouver les vents variables qui soufflent irrégulièrement entre les zônes des vents alizés et contr’alizés. —

»C’est bien désirable que pour le progrès de la navigation le commandant Maury puisse bientôt reprendre son premier recueil des observations de toutes les mers du monde. On pourra alors mieux connaître les vents qui se plaisent dans les zônes variables — et les points surtout des zônes calmes qu’il faudra éviter.»

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