Note (retour) — DIX-HUITIÈME SIÈCLE (continued 5)
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—C'est le retour à l'état sauvage que prêche là ce singulier philosophe!—N'en doutez pas un instant; et son dernier mot sur ce point est le Supplément au voyage de Bougainville, qu'il m'est difficile d'analyser ici, mais que je prie qu'on croie que je ne calomnie pas en l'appelant une priapée sentimentale. Plus de religion, cela va sans dire; mais aussi plus de morale, et plus de pudeur! La nature (ceci est parfaitement vrai) ne connaît ni l'une, ni l'autre, ni la troisième. Toutes ces choses sont des «inventions» humaines, imaginées par des tyrans pour nous gêner et nous rendre misérables. «Il existait un homme naturel: on a introduit au dedans de cet homme un homme artificiel, et il s'est élevé dans la caverne une guerre civile qui dure toute la vie. Tantôt l'homme naturel est le plus fort; tantôt il est terrassé par l'homme moral et artificiel.... Cependant il est des circonstances extrêmes qui ramènent l'homme à sa première simplicité: dans la misère l'homme est sans remords, dans la maladie la femme est sans pudeur76..»—Et à la bonne heure!