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Études Littéraires; dix-huitième siècle

Note (retour) — DIX-HUITIÈME SIÈCLE (continued 4)

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Où le critérium adopté par Voltaire a des effets bien curieux, c'est dans les questions de «bon goût» proprement dit et de bienséance. Le grand défaut des auteurs du XVIIe siècle, pour Voltaire, est d'avoir trop souvent manqué de noblesse. Bossuet est quelquefois bien familier dans ses Oraisons funèbres, et la «sublimité» de ces beaux ouvrages en est «déparée»70. Comparez le portrait si correct et bien compassé de la reine d'Egypte dans le Séthos de l'abbé Terrasson et le portrait de Marie-Thérèse dans Bossuet: «vous serez étonné de voir combien le grand maître de l'éloquence est alors au-dessous de l'abbé Terrasson71.» La Fontaine est charmant; il a un «instinct heureux et singulier» et fait ses fables «comme l'abeille la cire»; mais que de trivialités quelquefois, que de «bassesses», que de «négligences» et que d'«impropriétés»! Surtout il est regrettable qu'il n'ait «ni rime ni mesure».—Il n'y a pas jusqu'à ce bon Rollin qui n'ait donné dans le familier. Dans un passage sur les jeux scolaires, il ose nommer la «balle», le «ballon» et le «sabot»; et ce sabot ne saurait se souffrir.—Sait-on bien que Racine lui-même n'est pas constamment élégant? Il y a dans le second acte d'Andromaque des «traits de comique» qui sont absolument insupportables dans une tragédie. Ah! quel dommage!

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