Note 167 — CHAPITRE XIII. POLOGNE. (Suite).
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Quant à l'état actuel du Protestantisme en Pologne, il est loin d'être tel que les amis de la Réforme le souhaiteraient. Szafarik, dans son ethnographie slave, porte le nombre des Protestants polonais, en chiffres ronds, à 442,000, disséminés pour la plupart en Prusse et en Silésie. Il existe un nombre considérable de Protestants en Pologne; mais ce sont des colons allemands, dont beaucoup toutefois se sont incarnés dans leur nouvelle patrie et sont vraiment Polonais de cœur et de langage. Suivant le tableau statistique publié en 1845, il y avait dans le royaume de Pologne, c'est-à-dire cette partie du territoire polonais qui fut annexée à la Russie par le traité de Vienne, sur une population de 4,857,250 habitants, 252,009 Luthériens, 3,790 Réformés, et 546 Moraves. Nous n'avons pas de données statistiques concernant la population protestante des autres provinces polonaises soumises à la Russie. Nous pouvons seulement dire, d'après nos souvenirs, qu'il y a vingt ans environ, il existait là de vingt à trente églises de la Confession genevoise. Leurs Congrégations, consistant principalement en petite noblesse, sont loin d'être nombreuses, à l'exception de deux, qui, composées de paysans se montent à trois ou quatre mille âmes environ[167]. La même Confession possédait plusieurs écoles de plus haute lignée en Lithuanie, fondées en partie et soutenues par la branche protestante de la famille des princes Radziwill. On comptait de ces écoles à Vilna, Brestz, Szydlow, Birzé, Sloutzk et Kiéydany.