Note (retour) — L'ORIGINE DES HONGROIS.
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L'empereur Léon appelle les Magyars «un peuple libre, noble qui tâche de surpasser ses ennemis en bravoure, dur au travail et aux fatigues, et qui supporte gaîment la privation des choses les plus nécessaires.» Le Derbend-Naméh histoire de Derbend, écrite par Mahommed-Aiwabi-Achtachi, «parle clairement des Magyars qui avaient bâti la ville de Kizylar, aujourd'hui nommée par les Russes Kizlar, dont les édifices, dit l'historien arabe, paraissent de loin comme des monceaux de neige à cause de leur blancheur éblouissante 32. Il ajoute que parmi tous les peuples du Caucase les Magyars s'étaient distingués par leur caractère paisible, leur habileté dans l'exercice des métiers nécessaires à la communauté, leur belle taille, leur courage» 33... «En un mot, l'historien arabe les place au dessus de tous les autres peuples leurs voisins 34.» Regino lui-même, quoique allemand, écrit, dans le portrait peu flatté qu'il trace des Hongrois: «Il n'y a pas de crime plus grave à leurs yeux que le vol. Ils méprisent l'argent. Jamais ils ne connurent le joug étranger. Le courage de leurs femmes les a rendus aussi célèbres que celui des guerriers.» Pray montre que les Hongrois avaient déjà des hommes lettrés en Asie 35. Quand ils étaient encore nomades, on voyait parmi eux des poëtes qui pendant les fêtes chantaient les exploits des vezérs. Les députés de Dsabul portèrent à Constantinople, de la part des Hongrois, des présents dignes d'un empereur et une lettre écrite en langue scythe. Évidemment encore, les Magyars n'étaient pas un peuple sans culture.