Note (retour) — L'ORIGINE DES HONGROIS.
Reading edition
Il était écrit que ceux-là même qui voulaient établir l'analogie des deux langues fourniraient à leurs adversaires les meilleures armes pour les combattre. Gyarmadhi, par son impuissance à démontrer la ressemblance grammaticale, a prouvé jusqu'à l'évidence qu'elle n'existe pas, et une expérience faite par Sajnovicz prouve encore qu'il est impossible d'admettre une ressemblance quelconque. Sajnovicz a parcouru les pays habités par des hommes de race finnoise. Il leur a parlé hongrois, et ils ne l'ont pas compris. Ils lui ont parlé leur langue, et il ne les a pas compris. D'abord Sajnovicz ne se découragea pas. Il pensa que, les premières différences reconnues, il lui serait facile de retrouver le hongrois. Il resta donc près d'un an dans ces pays. De retour en Hongrie, il avoua avec bonne foi que, malgré son hongrois et son séjour, il n'était jamais parvenu à entendre le lapon, c'est-à-dire le dialecte finnois qui se rapproche le plus de la langue magyare, suivant les écrivains allemands 28.