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Epitres des hommes obscurs du chevalier Ulric von Hutten traduites par Laurent Tailhade

Note 1 — NOTE DE L'ÉDITEUR

Laurent Tailhade translation

Ces reproches de morale se sont aggravés des accusations de paresse et d'ignorance si justifiées pour un très grand nombre de religieux du XVe et XVIe siècles ; un bénédictin disait à Trithème : « Malumus abbatem aratorem quam oratorem.» Ce mot qui serait excellent s'il signifiait qu'un moine laboureur vaut mieux qu'un bavard, trouve sa véritable interprétation dans cet autre propos de Césaire : « Nos frères aiment mieux faire paître les troupeaux que lire les livres.» Peut-être dans l'absolu, la Foi tint lieu de toute lumière, de toute connaissance. Saint Augustin qui avait connu la fermentation des doutes et l'inquiétude des recherches définissait le religieux : Scienter pius et pie sciens « il doit savoir avec piété et s'informer dans l'esprit de foi ». On cite les travaux considérables de St Jérôme et son fameux rêve qui le conduisit à renoncer aux charmes des lettres ; mais ce renoncement, on le sait, fut essentiellement provisoire et de pure rhétorique.

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