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Des variations du langage français depuis le XIIe siècle

Note 133 — APPENDICE.

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Quelques érudits ont pensé que soupes, au pluriel, signifiait ici des potages, et qu'ainsi ce titre faisait contre notre opinion.

On répond que rien n'est moins démontré. Il est certain que de tout temps on a connu des soupes de différentes espèces de pains, de gâteaux, etc. Il n'est pas probable qu'un moine, un victorin, ait confondu des choses aussi diverses que la soupe et le potage; mais enfin, supposé que ce malheur lui fût arrivé, ce qu'il est impossible d'éclaircir, nous nous rejetterions sur l'autorité de Regnier. Voici ses vers (l'épigramme est un peu malpropre, c'est pourquoi nous l'avons cachée dans une note):

Cette femme à face de bois En tout tems peut faire potage, Car dans sa manche elle a des pois, Et du beurre sur son visage.

Faire potage, mais non faire la soupe: les éléments n'y étaient pas.

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