← Table of contents
Des postes en général, et particulièrement en France

Note 20 — PREMIÈRE PARTIE. ORIGINE DES POSTES.

Reading edition

On a vu des chevaux faire 60 lieues en 12 heures et d’une seule traite. En 1754, on dit que milord Poscool fit la gageure de se rendre de Fontainebleau à Paris en 2 heures : il y a 14 lieues de distance. Le roi ordonna à la maréchaussée de lever sur la route les obstacles qui pourraient opposer au courrier le moindre inconvénient. Milord Poscool ne se servit point de jockey ; il partit de Fontainebleau à 7 heures du matin, et arriva à Paris à 8 heures 48 minutes.

Le fameux Filho-da-puta, cheval de course anglais, égale presqu’en vîtesse celle de Childers, le plus rapide des coursiers connus. Ce dernier parcourut une fois, en 7 minutes, l’espace de New-Market [4320 toises]. Il n’y a pas long-tems qu’en Russie deux chevaux anglais ont remporté le prix de la course sur deux chevaux cosaques. L’espace à parcourir sur la route de Moscou était de 70 werstes. L’étalon anglais arriva le 1.er au but, et ne mit, pour y parvenir, que 2 heures 8 minutes 4 secondes.

Les chevaux de course anglais embrassent, à chaque élan, une étendue de terrain de près de 20 pieds.

Les chevaux de course français franchissent communément 4000 mètres en 4 minutes 13 secondes. Ils parcourent la circonférence du Champ-de-Mars en 2 minutes 30 secondes, et deux fois le même espace en 5 minutes 32 secondes, deux cinquièmes. La double circonférence est à peu près d’une lieue de poste ; la circonférence intérieure de 1026 toises ; ce qui donne, dans les proportions ci-dessus 41 pieds par seconde, ou par minute 2462 pieds 5 pouces. On remarque que les jumens ont toujours la supériorité dans les courses, les jockeys qui montent les chevaux ont 300 francs par course. Il en coûte 500 francs pour faire dresser les chevaux qu’on y destine.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings